Spécifique
Le jeudi 7 juillet 2011
Lors de la commission permanente du Conseil régional Ile-de-France du 7 juillet 2011 le groupe EELV d’Ile-de-France s’est opposé au financement de la 2e phase des travaux de la LGV Est européenne. Cette dernière étape des travaux est chiffrée à 2,1 milliards d’euros et permettra seulement de gagner 25 minutes entre Paris et Strasbourg. En d’autres termes cela revient à investir 84 millions d’euros par minute gagnée, ou encore 19,8 millions d’euros le kilomètre de voix rénovées…
Alors que Paris est déjà à seulement 2h20 de Strasbourg, les 49 millions d’euros investit par la Région Ile-de-France devraient plutôt servir à diminuer le temps des trajets des franciliens. De plus, les transports franciliens n’obéissent pas à une simple logique de vitesse, mais doivent répondre aux besoins quotidiens de confort et de fiabilité des usagers.
Des solutions existent, les moyens manquent ; les investissements dans de nouvelles LGV entravent la mobilisation des ressources nécessaires pour résoudre les désagréments quotidiens des franciliens. Pour mener ces combats, EELV réfute la culture du tout TGV au profit d’un transport de proximité, moins clinquant que les TGV mais assurant un service régulier dans de bonnes conditions de transport.
Les écologistes estiment que l’urgence des moyens doit avant tout se concentrer au profit de ceux qui triment dans les transports. Les classes populaires ne doivent pas être sacrifiées au détriment d’un élitisme à grande vitesse. L’amélioration de l'offre et de la qualité des transports franciliens existants restent la priorité des écologistes de l’Ile-de-France.
Groupe Europe Ecologie-Les Verts en Ile-de-France
le mercredi 6 juillet 2011
Le groupe EELV au Conseil Régional va réaffirmer son opposition au
financement de l’opération Autolib par la Région Ile-de-France lors de la
Commission Permanente du 7 juillet 2011.
Malgré les nombreuses critiques sur la fiabilité économique du projet de
Vincent Bolloré, le Conseil de Paris a récemment voté la concession de
terrains pour implanter les stations d'Autolib. Les écologistes dénoncent
un projet faussement environnemental ainsi que son coût très élevé. Cette «
fausse bonne idée » ne fera qu’ajouter des véhicules automobiles
individuels dans la chaîne des transports, ceci en contradiction avec le
PDU (Plan de Déplacement Urbain) de la région qui vise à réduire le trafic
automobile (comme d'ailleurs l'impose la loi).
Les écologistes sont particulièrement inquiets du montage financier de
cette opération et de son coût pharaonique. En effet, chacune des 46
communes participantes paye 50 000€ par station, soit environ 25 millions
d'euros pour la seule ville de Paris. Elle devra patienter dix ans avant
d’amortir à peine 20 millions. C'est l'une des principales raisons du refus
de nombreuses villes franciliennes.
Les écologistes dénoncent l’optimisme béat qui accompagne le projet
Autolib. Ainsi, pour équilibrer son budget, Autolib devra cumuler 200 000
abonnés alors que Vélib peine à dépasser les 165 000 depuis 3 ans. C'est
donc la menace de devoir renflouer Autolib avec des deniers publics qui
plane au-dessus des villes même si Bolloré s'engage à assumer une partie
des pertes.
Ainsi, les écologistes dénoncent cette supercherie qui se targue de
bonnes intentions et que ses promoteurs souhaitent associer à une opération
d'autopartage alors qu’Autolib se résume à une banale mais coûteuse
location de voiture.
*Nom de la voiture électrique du projet Autolib

Chaque jour, c’est la "galère" pour les usager-es RER D, ligne SNCF la plus empruntée de France et dont la fréquence est en constante augmentation. Parce que les écologistes considèrent qu’il faut donner la priorité à l’amélioration des réseaux de transports existants, ils ont durement « ferraillé » pour obtenir 500 millions d'euros pour sa rénovation, notamment à travers un amendement présenté par Jacques Picard. Loin des projets pharaoniques de Nicolas Sarkozy, les écologistes considèrent qu’il est nécessaire de respecter les promesses annoncées pour apporter au plus vite des conditions de mobilités dignes et fiables à l’ensemble des Franciliennes et des Franciliens, condition essentielle à la lutte contre les inégalités territoriales.
Lire le communiqué de presse

Jean Vincent Placé, vice-président EELV en charge des transports, a proposé un plan régional Vélo innovant, symbole d’une politique écologique adaptée à nos territoires. Cher au cœur des écologistes, ce plan Vélo instaure la généralisation des Zones 30, la mise à double sens des rues à sens unique, la sécurisation des lieux de stationnement de vélo, la conditionnalité des aides accordées par l’institution aux projets de voirie incluant des infrastructures adaptées aux vélos… Toutes ces mesures maintenant adoptées permettront d’encourager et de sécuriser la pratique du vélo dans notre Région.

Duflot sur le Grand-Paris Express : des lendemains qui déchantent
Par Cécile Duflot et Claire Monod | Conseillères régionales EELV en Ile-de-France | 25/05/2011 | 18H21 publié par RUE 89 : http://www.rue89.com/2011/05/25/grand-paris-express-attention-aux-lendemains-qui-dechantent-205956



Le Grand Paris, et plus généralement l’aménagement de la métropole francilienne, est un sujet épineux qui a mis à l’épreuve la solidité de la majorité régionale. Au coeur du débat, deux visions radicalement opposées. D’un côté, un projet régional durable et équilibré, appuyé sur le SDRIF (Schéma directeur de la Région Ile-de-France) élaboré sous l’égide de Mireille Ferri, alors vice-présidente à l’aménagement. De l’autre, un Grand Paris gouvernemental aveuglément centré sur le rayonnement économique.
« A gauche, un projet démocratique et concerté, opposé à l’étalement urbain et faisant la part belle aux bassins de vie, à la solidarité et au rééquilibrage des territoires. A droite, un projet élaboré par et pour des élites, renforçant les déséquilibres autour de grands pôles ultra compétitifs et envahissant les terres agricoles sans aucune limite », résume Alain Amédro, vice-président en charge de l’aménagement
du territoire.
Exemple emblématique de cette opposition : le plateau de Saclay que Nicolas Sarkozy voudrait transformer en une « Silicon Valley à la française ». Ce projet, refusé par les habitant-e-s, entraînerait, après l’installation d’un métro lourd, l’urbanisation et la spéculation foncière privant ainsi la région de ses meilleures terres agricoles. La question des transports incarne bien ce choc entre deux visions opposées de l’aménagement de l’Ile-de-France. L’Etat proposait un super-métro baptisé « Grand 8 »visant en priorité à relier les grands pôles économiques. Les écologistes défendaient une rocade de transports collectifs, pour irriguer les territoires les plus enclavés et permettre un maillage de proximité. Le projet du Grand Paris confisque aussi la démocratie. « Avec une Société du Grand Paris, à ses ordres, le gouvernement veut mettre sous tutelle l’Ile-de-France et procède ainsi à une recentralisation inacceptable» explique Claire Monod. Le débat public a été lancé, avec la plus forte participation citoyenne jamais connue et un message clair : trouver d’abord des solutions immédiates pour répondre à l’urgence des transports publics et travailler à un rapprochement des deux tracés. Les écologistes ont porté cette même volonté d’améliorer l’existant et de trouver un compromis. Après une opposition ferme, Jean-Paul Huchon a pourtant signé le 26 janvier 2011 un accord avec le ministre Maurice Leroy, avant même la fin des débats publics. Reprenant en grande partie le tracé du Grand Huit voulu par Nicolas Sarkozy et n’apportant aucune garantie sur l’engagement de l’Etat, cet accord fait figure de poudre aux yeux des citoyens pour les élus écologistes. Après avoir manifesté une opposition ferme à cet accord, les élus EELV continuent de plaider pour une amélioration immédiate des transports en commun plutôt que pour une logique de grands projets pharaoniques qui ne verront jamais le jour.
Grand Paris : l'accord Etat-Région saborde le SDRIF : le 31 mars 2011
Les élu-e-s EELV demandent une clarification de la majorité régionale : le 27 janvier 2011
"Grand Paris : un accord n'est possible que s'il garantit l'intérêt général": le 24 janvier 2011
Saclay : un "métro des champs" superflu et mégalo : le 14 janvier 2011
Une métropole solidaire plutôt qu'un Grand Paris bling-bling : le 15 décembre 2010
Nomination d'André Santini à la tête du Grand Paris : les copains d'abord...: le 27 juillet 2010

Le 25 janvier 2011
Cécile Duflot, présidente du groupe EELV, et Jean-Vincent Placé, vice-président aux transports de la Région Ile-de-France regrettent la diffusion d’une étude caricaturale sur la mise en place d’un Pass navigo à tarif unique. Selon eux, l’étude du cabinet Mensia se base sur une hypothèse biaisée de baisse des tickets longue distance et propose délibérément un tarif trop élevé. Les écologistes estiment qu’un abonnement autour de 70€ est tout à fait réalisable, plutôt qu’à 79€ comme dans le schéma de l’étude.
« Quand on veut tuer son chien on dit qu’il a la rage ! » annonce Cécile Duflot. Selon elle cette étude détourne l’esprit du Passe unique : « on cherche à opposer les usagers les uns aux autres alors que la suppression des zones ne vise qu’à les rassembler autour d’un territoire et à réduire les inégalités dont sont victimes ceux qui habitent loin, qui subissent le plus la rareté et la pénibilité des transports, et qui pour cela payent le plus cher. » Jean-Vincent Placé regrette quant à lui « que la vision technocratique qui règne au STIF comme ailleurs occulte complètement les aspects qui amélioreront tangiblement la vie des Franciliens. Le Passe unique simplifiera la vie des usagers qui pourront se déplacer plus facilement partout en Ile-de-France ».
Les responsables écologistes entendent bien tenir leur engagement de campagne et demandent la réalisation de nouvelles études prenant en compte d’autres hypothèses tarifaires, plus basses mais tout à fait réalisables à la condition de faire preuve de volontarisme politique et de ne pas tomber dans le piège de la technicité à outrance et de la mauvaise foi.
Jean Vincent Placé
Le 8 décembre 2010
Le Conseil du STIF (Syndicat des transports d’Ile-de-France) a voté aujourd’hui les recettes nécessaires qui permettront de fusionner les zones 5 et 6 des forfaits Navigo. Cette mesure prendra effet en juillet.
Jean-Vincent Placé, Vice-Président de la Région Ile-de-France (EE-Les Verts) et Vice-Président du STIF, se félicite de cette mesure qu’il a proposée et défendue personnellement auprès des différents partenaires.
Cette mesure permettra à plus de 130 000 usagers de bénéficier d’une baisse de leur forfait, pouvant aller jusqu’à près de 14 euros par mois pour les titulaires du forfait zones 1-6.
Pour Jean-Vincent Placé, cette décision est un pas de plus vers le Pass Navigo à tarif unique, que le rassemblement Europe-Ecologie Les Verts a obtenu pendant la campagne des dernières élections régionales. Une tarification plus juste qui permettra de renforcer le sentiment d’appartenance à une même région, et de renforcer la solidarité entre les territoires et leurs habitants.
Les premiers bénéficiaires de cette mesure seront les habitants de l’Essonne, des Yvelines et de Seine-et Marne (environ 45000 usagers par département), mais également toutes celles et tous ceux qui se rendent chaque jour dans ces départements pour y travailler.
La zone 6, qui couvre 70% du territoire francilien, est actuellement la zone qui a le plus besoin de transports. Or c’est aujourd’hui dans cette zone que se trouvent les usagers qui paient le plus cher pour le service le moins développé.
Le 16 décembre 2010
Notre vision des éco-quartiers :
Pour faire émerger des écoquartiers en Ile de France, un appel à projet a été lancé fin 2008 sous l’égide de Mireille Ferri auprès de toutes les collectivités locales d’Ile de France.
Inscrits dans la mise en oeuvre du projet régional d’aménagement, ces projets sont exemplaires à plusieurs titres pour construire la ville durable de l’après Kyoto. Ils doivent être novateurs sur le plan architectural, participer à la résolution de la crise du logement, être «compacts», bien desservis en transports, préserver l’environnement et être économes en énergie. Ils doivent aussi parfaitement s’intégrer aux quartiers déjà existants : il s’agit de densification urbaine et de construire la ville sur la ville. Cette démarche s’appuie sur une large concertation impliquant décideurs, financeurs et professionnels de l’aménagement.
Porté par le groupe EELV et Alain Amédro, son Vice Président à l’aménagement, le budget voté aujourd’hui par le Conseil Régional à hauteur de 13M€ permettra de financer la réalisation de l’ensemble des opérations engagées en 2011 pour les 18 lauréats des 2 premières sessions (plus de 60 collectivités avaient répondu à l’appel à projet). L’assemblée régionale a voté le principe d’une troisième session lors de la dernière séance plénière du 18 novembre 2010
Cet appel à projet suscite un réel engouement : une véritable dynamique d’aménagement est déjà créée autour de ces Nouveaux Quartiers.
Pour penser et construire la métropole durable et solidaire du 21ème siècle, ces écoquartiers sont des signaux plus puissants que les tours …
Le 18 octobre 2010
Lors de la commission permanente du 14 octobre, les élu/es Europe Ecologie – Les Verts ont voté en faveur du soutien, comme proposé par Alain Amédro, vice-Président en charge de l’aménagement du territoire, aux deux projets du quartier fluvial de l’Ile-Saint-Denis et du futur quartier de la gare à Pantin en Seine-Saint-Denis, projets retenus par la Région dans le cadre du dispositif « Nouveaux Quartiers Urbains » en 2009.
Le dispositif « Nouveaux quartiers Urbains » vise à sélectionner sur la base de 17 critères de qualité, les projets les plus ambitieux et innovant en matière de mixité et d’égalité sociale et territoriale, de gouvernance, de production de logements, de gestion économe des ressources, de maitrise de l’énergie, de qualité architecturale et urbaine, d’écoconstruction…
Parmi les opérations prévues dans le cadre de ces « Nouveaux Quartiers Urbains », il a été voté le financement de 50 % du coût de l’école communale des Arts, équipement BBC, à l’Ile-Saint-Denis, à hauteur de 1 190 635, 50 euros.
Dans le cadre du projet NQU Gare de Pantin, c’est le soutien à la conception du projet urbain et l’organisation du dispositif participatif qui a été apporté à hauteur de 268 080 euros.
Pour Nadia Azoug, Conseillère régionale de Pantin en Seine-Saint-Denis, l'aide régionale pour ces projets exemplaires en terme de développement durable est essentielle aux territoires et à l’émergence de la ville durable du 21ème siècle.

La question des transports collectifs a toujours été essentielle dans le projet écologiste pour nos territoires. C’est pourquoi il est important de participer activement aux réunions publiques organisées dans le cadre des débats publics Arc Express et Grand Huit, du 30 septembre 2010 au 31 janvier 2011, sur l’ensemble de la région, pour présenter notre vision des transports collectifs en Ile-de-France. Ces débats publics ne peuvent être confisqués par une simple approche technique sur les infrastructures de transports. Ils doivent être un moment de concertation citoyenne afin de répondre aux besoins quotidiens et de construire une vision partagée du territoire francilien à l’horizon 2015 – 2030.
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Pour la première fois les transports franciliens, premier budget territorial de France, sont gérés par un écologiste. L’occasion de mettre en œuvre une politique ambitieuse et solidaire.