Spécifique
Les écologistes franciliens sont en total désaccord avec les annonces de Laurent Wauquiez, qui iront à l’encontre des belles intentions affichées, à savoir faciliter l’accès aux étudiants à un logement digne pour un prix raisonnable. Ainsi, Sous couvert d'annonces en faveur du logement des étudiants, Laurent Wauquiez se contente d’encourager la bulle immobilière et favoriser les banquiers.
Alors que les jeunes sont particulièrement touchés par la crise et la pauvreté, et qu’un tiers d’entre eux n’habitent pas de logement personnel, les dernières mesures présentées par le ministre de l’enseignement supérieur sur le logement étudiant ne s’attaquent pas aux causes profondes du problème.
En effet, le ministre de l’enseignement supérieur Laurent Wauquiez a annoncé la mise en place d’une caution solidaire payante pour les étudiants, fondé sur un partenariat avec les grandes banques françaises. Cette mesure s’accompagne du lancement d’une plateforme internet Lokaviz.fr, qui recenserait plus de 20 000 logements labellisés CROUS.
Selon Cécile Duflot, « il y a une vraie escroquerie derrière la politique du gouvernement pour le logement des jeunes. Plutôt que de construire des nouveaux logements et de faire baisser les prix et les loyers, on encourage la spéculation immobilière et on fait le jeu des propriétaires peu scrupuleux et des banquiers. »
« La seule contrepartie demandée aux propriétaires est d’une part, de respecter la loi, d’autre part, de proposer leur logement à des prix raisonnables. C’est à dire aux prix du marché, qui n’ont malheureusement plus rien de raisonnables ! » explique Julien Bayou, cofondateur de Jeudi-Noir, collectif des galériens du logement. « Il faut bien comprendre à qui s’adresse cette réforme. Quand on labellise des logements de 9m2 à 400 euros pour les promouvoir sur des sites internet gouvernementaux, je ne vois pas en quoi on répond aux problèmes des jeunes », dénonce quant à lui Augustin Legrand, fondateur des Enfants de Don Quichotte.
Pour Emmanuelle Cosse, vice-présidente au logement en Ile-de-France, « les mesurettes de Laurent Wauquiez sont extrêmement perverses. Elles soutiennent les prix inadmissibles pratiqués en Ile-de-France. Et sous couvert de vouloir aider les étudiants, on les livre aux agents commerciaux des banques qui ne manqueront pas de les démarcher avec leurs offres d’assurance et leurs produits bancaires. »
Emmanuelle Cosse présentera à la fin du mois au Conseil régional
d’Ile-de-France sa nouvelle politique en faveur du logement des jeunes, des apprentis et des étudiants. Au delà de l’objectif de construction de 5500 nouveaux logements par an pour les jeunes, elle propose un système d’intermédiation locative, inédit au niveau régional. L’enjeu est de permettre aux propriétaires de louer des logements à bas abordables à des locataires exclus du marché, par l’intermédiaire des associations qui assureront la gestion locative et le paiement des loyers.
Cécile Duflot
Emmanuelle Cosse
Julien Bayou
Augustin Legrand
Communiqué du 301/08/11
Le gouvernement, par la voix de Laurent Wauquiez, vient d’annoncer mardi 30 août la création d’un nouveau dispositif appelé « Passeport logement étudiant » qui vise à créer un fonds financé par des banques et destiné à prendre en charge le dépôt de garantie et la caution que les propriétaires exigent souvent des jeunes à leur entrée dans le logement. Si la difficulté pour les jeunes de se loger est criante, EELV s’étonne que le gouvernement choisisse de mettre en œuvre des mesures qui consistent à faire payer aux étudiants des services gratuits jusqu’à présent.
Pour Emmanuelle Cosse, vice-présidente EELV chargée du logement au conseil régional d’Ile-de-France, "ce n'est pas aux jeunes de s'assurer pour payer des loyers exorbitants. Il existait déjà le dispositif Locapass, sous la forme d'un prêt à taux zéro ou de garantie de loyer. Mais, au lieu de le généraliser et de soutenir un système efficace et gratuit, le gouvernement le rend payant en le confiant aux banques privées."
« En confiant aux banques la caution des étudiants, le gouvernement trahit une fois de plus sa véritable ambition de privatiser la solidarité », précise Cécile Duflot, secrétaire nationale d’EELV. « Pire encore, il montre à quel point il ignore les problématiques auxquelles sont confrontés les jeunes. La première difficulté n’est pas tant celle de trouver une caution que celle de réussir à payer un loyer dont les montants sont devenus délirants. La véritable urgence à laquelle il faut répondre, c’est l’encadrement et le plafonnement des loyers », conclut Cécile Duflot.
Cécile Duflot, Secrétaire nationale d'EELV
Emmanuelle Cosse, Vice-présidente au logement en Ile-de-France

Le Groupe Europe Ecologie-Les Verts au Conseil régional d’Ile-de-France soutiendra avec détermination les mesures pragmatiques et innovantes portées par Emmanuelle Cosse, vice-présidente au logement, dans le cadre du vote de la nouvelle politique régionale du logement.
Priorité affichée lors de la campagne des régionales, la crise du logement n’est pas une fatalité, elle est le résultat direct de l’absence de volonté politique du Gouvernement. Les écologistes se refusent à cette forme d’évidence et souhaitent mettre en &oeliguvre un ensemble de mesures qui apporteront des améliorations notables face à l’urgence du mal-logement.
Les élus écologistes souhaitent initier en Ile-de-France, les prémices d’une politique plus globale, à l’échelle de la France, pour que leur action régionale soit la première pierre d’une politique de logement nationale ambitieuse. L’Ile-de-France deviendra ainsi un laboratoire d’idées et de mesures dans la lutte contre le mal-logement.
Tout en constatant l’échec de la politique du « tous propriétaires » de Nicolas Sarkozy, qui a encouragé la spéculation immobilière et les surendettement de milliers de ménages, les écologistes souhaitent agir sur l’ensemble des leviers possibles.
En décembre dernier, les élus écologistes obtenait la hausse du budget régional : un milliard pour la mandature. Demain, ils proposeront un bouquet de mesures concrètes dont :
- La constructions massive de logements sociaux et très sociaux
Seuls 40 000 logements sociaux sont construits chaque année en Ile-de-France alors que 70 000 logement sociaux serait nécessaire. Les écologistes souhaitent rattraper 30 ans d’absence de programme de construction quand 65% des ménages franciliens sont éligibles.
Face au désengagement de l’Etat, la Région va au-delà de sa compétence, et sous l’impulsion des écologistes et de sa Vice-Présidente au logement, Emmanuelle Cosse. EELV souhaite pérenniser la construction de logements sociaux et très sociaux, indépendamment des éternels atermoiements entre plan de relance et période d’austérité.
- Renforcement de la Loi SRU
Afin de réduire les inégalités sociales et territoriales, les écologistes souhaitent marquer le coup et sanctionner durement les communes ne respectant pas la loi SRU. Ainsi, la Région accordera dorénavant son aide à la construction de PLS (logement social intermédiaire) aux communes présentant 40 % de logements sociaux.
- La reconquête des espaces vides et la lutte contre le scandale des vacances
Les écologistes franciliens feront voter un dispositif inédit de conversion des bureaux vides (5 millions de mètres carrés) en logements, grâce à l’attribution d’une prime supplémentaire de 1 500 euros pour chaque opération de transformation.
De plus, alors que communes de plus de 200 000 habitants ont la possibilité de soumettre une taxe sur les logements vacants, les écologistes proposeront le doublement de cette pénalité. Ils instaureront également un droit d’expropriation des logements en état de vacances anormalement longue.
- La lutte contre la précarité énergétique
Alors qu’un nombre croissant de ménages est confronté à la hausse de leur facture énergétique, obligeant certains à faire l’impasse sur le chauffage !, les écologistes proposeront et mettront en &oeliguvre un service public de l’énergie. Ce dispositif permettra de réhabiliter 200 000 logements chaque année et d’améliorer les conditions de vie au quotidien grâce à des réponses écologiques pragmatiques et ambitieuses.
Ces première mesures, incitatives mais aussi contraignantes, doivent être le tremplin vers une politique de logement solidaire et efficace à plus long terme. Ainsi, ils prônent leur plafonnement des loyers et le gel des augmentations face à la cherté grandissante des loyers, devenu un gouffre financier pour de nombreux ménages. Le droit à un logement digne est un besoin fondamental, une condition sine qua non à l’épanouissement personnel et à un projet de société basé sur la justice sociale. Le gouvernement y a renoncé, mais les élus écologistes se mobilisent pour inverser la tendance au fatalisme imposée de fait depuis trop longtemps.
Emmanuelle Cosse, vice-présidente EELV au logement
Cécile Duflot, Présidente du groupe EELV en Ile de France
Augustin Legrand, conseiller régional EELV en Ile-de-France
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Le jeudi 10 mars 2011
Les écologistes s’inquiètent de la faiblesse des propositions de Benoist
Apparu, présentées aujourd’hui dans Libération, concernant la cherté des
loyers des tout petits logements. Alors que la crise du logement touche
plus de 10 millions de personnes et que les loyers augmentent à une vitesse
effrénée, le secrétaire d’Etat au logement fait semblant de s’attaquer à ce
qui n’est qu’une partie du problème. Sa mesure phare : surtaxer les
propriétaires qui louent des petits logements de moins de 13m2 à plus de
40€ le mètre carré. Un logement de 15 mètre carré loué 550 euros par mois
serait donc acceptable ?
Lire le communiqué

Jeudi Noir a encore frappé ! Expulsés avant les fêtes d'un hôtel particulier vide Place des Vosges, ce collectif des 'galériens du logements' , qui dénoncent l'inaction des pouvoirs publics face à la crise du logement en squattant des immeubles vides depuis plusieurs années, s'est installé au 22 rue de Matignon, juste à côté du palais de l'Élysée, dans un immeuble appartenant à l'assureur Axa. Menés entre autre par le fondateur du collectif et conseiller régional Julien Bayou, soutenus par tous les élu/es écologistes et par Jean-Paul Huchon, président du Conseil régional, ces militan/es - habitant/es entendent bien, malgré un blocus illégal organisé par les forces de l'ordre, poursuivre leur action pour dénoncer les mensonges du gouvernement et appeler à l'arrêt des expulsions, à la construction massive de logements sociaux, à une régulation des loyers et à la taxation et la réquisition des millions de m2 de bureaux et de logements vides en Ile-de-France. Aux côtés d'Emmanuelle Cosse, vice-présidente au logement, les écologistes feront des propositions concrètes pour répondre à cette crise lors de l'élaboration d'une nouvelle politique régionale du logement en février prochain.
Lire la suite sur le site de Jeudi Noir " Galériens du logement"
Lire le communiqué de presse du 15 février 2011 : Le gouvernement abandonne la jeunesse
Lire le communiqué de presse du 18 février 2011 : EELV dénonce l'acharnement policier
Re-lire le communiqué de presse du 20 octobre 2010 : le gouvernement à côté de la plaque
Le mercredi 15 décembre 2010
Cécile Duflot, présidente du groupe Europe Ecologie les Verts, se félicite de la hausse conséquente (8,7%) du budget régional en matière de logement, votée dans la nuit de mercredi en séance du Conseil régional : « Face à un Etat qui abdique et s’enferme dans le dogme de l’austérité, les écologistes ont porté à bout de bras l’ambition et le volontarisme régional pour combattre la crise du logement en Ile-de-France. Ce milliard, c’est une victoire face à la fatalité et au désengagement, et la promesse d’une réelle prise en compte des besoins fondamentaux des franciliens ».
Lire le communiqué
3,5 millions, c’est le nombre de personnes touchées par le mal-logement en France en 2010. 2,6%, c’est la baisse du budget consacré au logement que le gouvernement souhaite voter pour 2011. Pour dénoncer ce décalage entre réalités du quotidien et désengagement de l’État, 31 "associations unies pour une nouvelle politique du logement" ont planté leur tente sur le Pont des Arts à paris le 5 novembre dernier. Les élu/es du Conseil régional ont exprimé leur soutien en votant un vœu présenté par les écologistes: il est urgent que le gouvernement prenne ses responsabilités en faisant du logement une priorité nationale dotée de moyens à la hauteur des enjeux. D’ici 2014, la Région, notamment sou l'impulsion de la vice-présidente Emmanuelle Cosse, y consacrera 1 milliards d’euros.
Lire le voeu présenté par Julien Bayou
Lire le communiqué de presse du 2 février 2011 : Il n' y a pas de fatalité au mal logement
RE-lire le communiqué du 17 décembre sur l'hébergement des sans-abris
RE-lire le communiqué du 15 décembre sur l'aide aux co-propriétés dégradées

Aujourd’hui, 33 jeunes se retrouvent dans la rue. L’expulsion ce matin des jeunes précaires du collectif Jeudi Noir de l’hôtel particulier vide qu’ils occupaient depuis un an est un message clair de la part du gouvernement à l’attention de la jeunesse de notre pays.
A l’occasion du congrès des HLM qui se tenait du 28 au 30 septembre à Strasbourg, Benoist Apparu, secrétaire d’Etat au Logement, a confirmé qu’il soumettra les organismes HLM à une « contribution sur les revenus locatifs » qui devraient lui rapporter 340 millions d’euros par an. Le groupe EELV s’oppose à cette taxe et rappelle la nécessité pour l’Etat de soutenir la construction de logements sociaux.
Le 10 septembre 2010
La loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (dite LOPPSI 2), actuellement en première lecture au Sénat, fait l’objet de 2 amendements « anti-squat » qui, loin de protéger le droit de propriété, criminalisent la misère.
Le premier amendement (n° 82 ter), déposé par le groupe UMP, crée en effet un délit de « vol de domicile ». Alors que la loi punit déjà le fait de squatter le domicile d’autrui (article 226-4 du code pénal), les sénateurs du groupe UMP proposent de l’étendre au « fait de séjourner dans le domicile d'autrui sans l'autorisation du propriétaire ou du locataire et de ne pas le quitter immédiatement à la requête du propriétaire ou du locataire. »
Lire le communiqué