Spécifique
Communiqué de presse
Dans une lettre diffusée ce mercredi 31 août à 16h21 à tout le personnel du CHSF, M. Alain Verret directeur du Centre Hospitalier sud francilien, annonce qu’il fait valoir ses droits à retraite.
Ceci ne constituerait pas une information si cette longue missive n’expliquait très précisément ce départ par l’impasse de la relation avec le groupe Eiffage - maître d’œuvre du nouvel hôpital - pour la mise en service de l’établissement, les conditions financières exorbitantes du Partenariat Public Privé et du Bail Emphytéotique Hospitalier (BEH) et l’impossibilité afférente de construction du budget 2011 de l’établissement.
Ainsi un grand groupe du bâtiment tient en otage depuis le 17 mai dernier la communauté hospitalière et la tutelle en déclarant, malgré d’énormes défauts touchant la sécurité et des installations de base, la mise en service de l’hôpital, déclaration unilatérale permise par les conditions quasi léonines du contrat.
Depuis cette date et sans doute jusqu’au printemps 2012, la collectivité, les assurés sociaux donc, vont payer le loyer – investissement et maintenance – d’un établissement vide sur la base d’un loyer annuel de 41 millions d’euros.
Dans ce cadre, nous soutenons plus que jamais la demande de sortie du PPP et du BEH telle que l’a formulée le conseil de surveillance le 1er juillet dernier.
Il appartient à la tutelle, l’ARS et surtout au ministre de la santé qui a, sur l’impulsion de Serge Dassault, Maire de Corbeil-Essonnes à l’époque, imposé le premier PPP hospitalier en France, d’aider à la sortie de ce dispositif juridique PPP – BEH.
Les apprentis sorciers ultralibéraux des PPP, pour cet hôpital, pour les lignes TGV ou pour toutes les grandes infrastructures publiques, prouvent ici à contrario la nocivité d’un modèle économique qui va à l’encontre du service public, de la santé des populations et n’est en aucune manière une réponse à l’état des finances publiques.
Jacques Picard
Conseiller régional d’Ile-de-France (EELV)
Fabrice Thépin
Conseiller municipal de Corbeil-Essonnes (EELV)

A la fin du mois de mai, Laure Lechatellier a participé à un voyage d’étude à Barcelone pour se rendre compte de la politique de réduction des risques vis-à-vis des consommateurs de drogues mise en place en Catalogne.
La législation espagnole permet en effet aux collectivités d’expérimenter de tels dispositifs, puisque la santé est une compétence régionale. Cette autonomie a ainsi permis à la région catalane d’adopter un dispositif novateur notamment dans la commune de Barcelone en lui proposant d’adapter ses centres d’action sociale pour y accueillir les usager/es de drogues. Cela permet notamment d’éviter des regroupements d’usager/es dans certaines quartiers où se concentrent toutes les inégalités. La démarche a finalement été acceptée par tous les quartiers, évitant de stigmatiser des quartiers « sensibles » mais permettant au contraire de faire de la prévention des risques un combat commun à toute la ville.
La vice-présidente du Conseil régional, en charge notamment de la santé et de l’action sociale, a ainsi pu visiter une prison à 30 km de Barcelone au sein de laquelle un programme de mise à disposition de seringues est testé avec succès, permettant ainsi de réduire les risques de contaminations par voie d’injection en milieu carcéral.
L’élue écologiste a également pu se rendre dans une salle de consommation à moindre risque, la première établie à Barcelone et qui accueille plus de 3 000 injecteurs par an.
Ouverte à tous les consommateurs qui le souhaitent (à l’exception des mineur/es), elle offre aux usager/es de drogues un cadre d’usage sécurisé, en dehors des lieux publics, où ils peuvent consommer dans de bonnes conditions d’hygiène (avec du matériel stérile et sous supervision médicale).
Ce séjour d’étude, riche en visites et rencontres, constituait une excellente occasion d’alimenter sa réflexion sur le sujet des « salles de shoot ». Cela n’a pas empêché Laure Lechatellier de rester en faveur de l’ouverture de telles salles de consommation en France,
« L’horreur des scènes de consommation ouvertes, comme sur des bancs en pleine ville, m’a confortée dans mon opinion. Il faut permettre ce type de dispositif en France » explique t’elle.
Cette politique de prévention entreprise en Catalogne n’est pas un cas isolé en Espagne. Elle est cependant pionnière sur certains aspects, comme pour les unités mobiles de consommation à moindre risque, des bus spécialement équipés et garés à proximité des centres médicaux de premier secours.
« Ce qui m’a le plus impressionnée dans le modèle espagnol est leur approche pragmatique visant clairement à réduire les risques, et le haut degré de coopération entre les autorités de police, les travailleurs sociaux, les élus, la justice et les citoyens » avance Laure Lechatellier.
Il semble, en effet, que le travail en transversalité de l’ensemble des acteurs concernés soit une condition nécessaire au succès d’une telle mesure.
A ce sujet, la vice-présidente écologiste prépare pour novembre 2011 un rapport-cadre Santé, qui prévoira la soutien de la Région Ile-de-France aux collectivités qui se lancent dans l’ouverture de salles de consommation à moindre risque sur leur territoire.
En décembre dernier, lors du débat budgétaire, les élu/es de la majorité régionale ont déjà voté les crédits nécessaires à ces expérimentations.
Une piste à explorer rapidement : équiper des bus pour se rendre au plus près des usager/s, sur le modèle des unités mobiles espagnoles…preuve que les temps changent et que la réflexion avance chez les élu/es du Conseil régional !
Consultez le programme ou allez directement voir dans l'onglet de votre département
Qu'est ce que c'est?
La Vice-présidente chargé des de l’action sociale, des formations sanitaires et sociales, de la santé et du handicap, Laure Lechatellier a inauguré le mardi 17 mai les Assises régionales de la Santé, à l’occasion de la première Conférence citoyenne qui s’est tenue dans l’hémicycle du Conseil régional.
Ces Assises prennent la forme de huit Conférences citoyennes dans chacun des départements franciliens. Ces conférences rassembleront autour d’une même table les usagers, professionnels, experts et syndicats pour discuter des questions de santé publique en Ile-de-France. Elles ont vocation à préparer l’avis que rendra le Conseil régional à l’Agence régional de Santé, au sujet de son Plan Stratégique Régional de Santé.
Cette première conférence citoyenne a été l’occasion de rappeler l’urgence qu’il y a pour la Région d’intervenir dans ce domaine, bien que ce ne soit pas une compétence propre.
En effet, à l’heure où le gouvernement instaure des franchises médicales, ferme des services hospitaliers, multiplie les déremboursements et augmente le forfait hospitalier, de plus en plus de Franciliennes et Franciliens renoncent à se faire soigner, faute d’argent et de mutuelle pour les protéger.
Face à cette situation préoccupante, la majorité régionale a décidé de poursuivre sa politique volontariste en matière de santé publique, en protégeant les Franciliens des mesures injustes de l’Etat qui tendent à renforcer les inégalités sociales et territoriales et menacent progressivement l’égalité d’accès aux soins.
Ces Assises et conférences citoyennes – ouvertes, démocratiques et participatives – sont donc un outil de concertation dont les acteurs franciliens sont invités à se saisir. Elles témoignent de la volonté de la majorité de prendre en compte l’avis des différents publics avant de décider.
Elles sont aussi l’occasion d’exprimer une autre vision de la santé publique, globale et préventive, orientée vers la qualité de vie et la qualité environnementale, pas seulement vers le tout médical. Laure Lechatelier sera particulièrement attentive aux moyens affectés à la prévention et au médico-social, notamment pour ce qui est du handicap et de l’autonomie, ces domaines d’action étant trop souvent délaissés alors qu’ils constituent, pour les écologistes, une priorité.
Destiné à dynamiser l’instance de démocratie participative dédiée aux personnes en situation de handicap, le Conseil consultatif du handicap (CCH) d'Ile-de-France a été installé jeudi 5 mai, pour un mandat de trois ans, en remplacement du précédent Conseil régional consultatif des citoyens et citoyennes handicapés (CRCCH).
La création de cette nouvelle instance consultative fait suite au travail de Laure LECHATELLIER, Vice-présidente écologiste chargée de l’Action sociale, de la Santé et du Handicap.
« Il s’agit de nous doter d’un outils plus efficace pour mieux prendre en compte la situation des personnes handicapées dans l’élaboration des politiques régionales » explique la Vice-présidente Europe Ecologie Les Verts.
« Bien que ce ne soit pas une compétence obligatoire de la Région, cette dernière a un rôle important, notamment en matière de soutien aux établissements médico-sociaux, aux structures d’accueil et au secteur de l’emploi protégé. »
Le CCH sera donc consulté en amont, lors du diagnostic, sur les grands chantiers régionaux qui concernent également les personnes handicapées. Il sera aussi chargé de faciliter la diffusion d’une image positive de la représentation du handicap.
Présidé par Laure Lechatellier, le CCH est composé de 30 membres, majoritairement des représentants d’associations franciliennes représentatives des personnes handicapées et des personnalités qualifiées dont certains en situation de handicap.

C'est ce vendredi 20 mai, de 9h à 17h dans l"Hémicycle de la Région Ile-de-France, 57 rue de Babylone, 75007 Paris.
A l'initiative de Laure Lechatellier; vice-présidente chargée de l'action sociale, des formations sanitaires et sociales, de la santé et du handicap, cette rencontre unique en France vous permettra de rencontrer des professionnel-le-s de la santé, des élu-e-s, des militant-e-s etc...des écomédecines. Peu connues et méconnues les écomédecines développent une pensée globale face à la maladie et des solutions plus saines pour lutter contre les pathologies modernes telle que la pollution. Elles sont alternatives et légales, elles placent au coeur de leurs actions l'impact de l'environnement sur la santé, dans leurs acceptations les plus larges. Enfin, une réflexion sur les solutions sera proposé en fin de journée : comment rééquilibrer la santé? Quel doit être le rôle et l'impact de la Région pour démocratiser les écomédecines?
Lire le programme
Tribune EELV dans le Journal Ile-de-France numéro 34
En janvier dernier, l’agence régionale de santé, bras armé du gouvernement en matière de santé en Île-de-France, confirmait le projet de fermeture du service de cardiologie de l’hôpital Henri-Mondor, à Créteil. Cette décision se fonde sur des objectifs de rentabilité qui caractérisent l’ensemble de l’action gouvernementale. Il s’agit d’une nouvelle étape dans la remise en cause généralisée des services publics de proximité, à laquelle les écologistes se sont fermement opposés. Pour autant, la question de la santé dépasse celle de l’organisation des services publics. Il est nécessaire de repenser non seulement notre offre de soin et le soutien aux filières du prendre soin, mais aussi leur inscription dans un mode de vie à renouveler et dans un environnement à protéger. Les principales causes de mortalité et de souffrances modernes sont dues à des maladies de civilisation : cancers, maladies cardiovasculaires, asthme, diabètes, allergies, dépressions, alcoolisme… Tous ces problèmes de santé sont liés aux pollutions de l’environnement, à nos modes de vie et à la mauvaise qualité des relations entre les humains, qui génèrent stress et mal-être.
Nous avons donc des marges de manoeuvre ! Il faut agir sur les causes de nos maladies et de nos afflictions. La prévention, fondée sur la protection de l’environnement, sur l’éducation et la promotion de la santé, est une réponse à développer dans notre système de santé. Les écologistes proposent donc de repenser l’action publique sanitaire à partir de la maladie et de la médecine, mais aussi à partir de la protection du bien-être et de l’amélioration de la qualité de vie. La crise de notre système de santé est structurelle et ne se résoudra pas uniquement par la mobilisation de nouvelles ressources financières.
Plus que des traitements thérapeutiques, c’est un changement de société que nous devons prescrire. Une telle approche permettra en outre de réduire les inégalités sociales de santé en s’attaquant aux causes profondes qui touchent inégalement les habitants de notre région. Il n’est pas acceptable que les habitants des Hauts-de-Seine vivent en moyenne deux ans de plus que ceux de Seine-Saint-Denis, parce qu’ils mangent mieux ou respirent un air meilleur. Ce sont ces orientations que les 51 élus écologistes d’Île-de-France porteront entre avril et juin, lors des conférences citoyennes organisées dans chaque département, sous l’égide de Laure Lechatellier, vice-présidente écologiste en charge de la santé, et avec l’ensemble des acteurs de la santé.

C’est ce mardi 25 avril que Laure Lechatellier, vice-présidente à l’action sociale et à la santé, a lancé le ‘Pass santé contraception » permettant aux lycéennes, lycéens et apprenti-es d’Ile-de-France d’accéder gratuitement et anonymement à la contraception. Concrètement, ces élèves de 16 / 17 ans se voient remettre, par l’infirmière de leur établissement scolaire, un Pass comprenant différents coupons (consultation, prise de sang, analyses médicales, délivrance de tous contraceptifs pour trois à six mois). Cette mesure, qui devrait concerner 160 000 jeunes dès le mois de mai 2011, vise à défendre l’accès à la contraception des mineurs, sans concertation parentale. Ils rencontrent en effet un certains nombres d’obstacles (manque de confidentialité, difficultés de financement…) qui peuvent les empêcher de vivre pleinement et sereinement leur sexualité. Mise en œuvre par les écologistes du Conseil régional, cette nouvelle politique illustre leur attachement à l’accès aux droits à la contraception et à l’IVG. Elle préfigure le caractère ambitieux et innovant que les écologistes et leur vice présidente ne manqueront pas de donner dans les semaines à venir à la prochaine politique régionale de santé. Prévention et santé environnementale y figureront en bonne place.
Lire le dossier explicatif : Un pass contraception pour les jeunes Francilien-ne-s
RE-lire le communiqué de presse du vote du Pass : le 21 juin 2010

Le vendredi 17 décembre 2010
En Ile-de-France, ce sont plus de 50 000 interruptions de grossesse chaque année. Pourtant, les difficultés d’accès sont chaque jour plus nombreuses. Au cours des 10 dernières années, ce sont 70 fermetures de centre qui ont déjà été opérées. Par ailleurs, de nouveaux transferts sont prévus ou en cours :
- transfert des activités IVG de St Antoine sur Trousseau voire sur Robert Debré
- idem pour celles d'Avicenne à Bobigny vers Jean Verdier à Bondy
- fermeture de la maternité de St Antoine avec son service IVG
- des risques sur Colombes également, avec la tentative de la direction de réduire les horaires de son centre IVG.
Cette offre réduite amène désormais dans le secteur public franciliens à compter sur un délai d'attente moyen de trois semaines pour le premier rendez–vous, auquel s'ajoutent les 8 jours légaux de réflexion précédant l'intervention chirurgicale ou médicale.
Les élus Europe Ecologie – Les Verts ont obtenu lors de la séance budgétaire du Conseil Régional que la région poursuive et maintienne son engagement en faveur des centre IVG pour lutter contre ce recul. Julie Nouvion, conseillère régionale EELV, a indiqué « garantir l’accès de toutes les femmes à l’avortement, c’est garantir un des fondamentaux de l’égalité entre les femmes et les hommes, et une nécessité face au désengagement de l’Etat. »
La Région, par la voix de sa vice-présidente Laure Lechatellier, a ré-exprimé son soutien et son engagement en faveur du droit à l'interruption volontaire de grossesse, et contribuera encore en 2011 à en garantir l'accès dans de bonnes conditions de sécurité médicale et psychologique.
Le 13 décembre 2010
Les Groupes EELV et PRG défendent une expérimentation pour 2011
Dans un communiqué commun, Eddie AIT, président du groupe PRG–MUP et Cécile DUFLOT, présidente du groupe EELV (Europe Ecologie Les Verts), annoncent leur souhait de défendre la participation du Conseil régional à une expérimentation en faveur d’une salle de consommation de drogues à moindre risque en Ile-de-France dès 2011.
Plusieurs études ont révélé l’impact positif que l’ouverture de Salles de Consommation à moindre risque (SCMR) peut avoir sur la prévention de l’usage de drogues et l’accompagnement des personnes victimes de toxicomanie. Pour l’heure, aucune expérimentation n’a pu être engagée en France.
Bien qu’elle permettrait d’enrayer l’exclusion sanitaire et sociale des usagers de drogues, et concourir à la tranquillité publique, certaines réserves et craintes continuent de faire obstacle à cette avancée dans le cadre de la réduction des risques. Pourtant l’opinion publique y est majoritairement favorable, et les salles de consommation s’adressent prioritairement à un public en grande difficulté. Il ne s’agit pas de renoncer à lutter contre les drogues et de banaliser son usage, mais bien de répondre à une urgence sanitaire et sociale qui concerne des personnes malades, et non pas délinquantes.
Un projet concerté avec les associations qui travaillent auprès des toxicomanes, les professionnels de santé, les riverains et les forces de l’ordre, est donc aujourd’hui à construire. C’est pourquoi les groupes PRG-MUP et EELV proposeront au Conseil régional, l’ouverture d’une ligne budgétaire spécifique à hauteur de 300 000€ pour accompagner les communes qui pourraient être candidates.
Les radicaux de gauche et les écologistes montrent ainsi leur attachement à une mesure pragmatique qui écarte amalgames et tabous pour améliorer concrètement la vie de milliers de personnes touchées par des problèmes d’addiction.